Les conventions de mise à disposition sont un moyen
supplémentaire pour la maîtrise momentanée du foncier, assez
largement utilisé, sans qu'elles se substituent aux baux à ferme
traditionnels. Elles permettent, le plus souvent des aménagements
parcellaires opportuns susceptibles de se pérenniser par vente ou
bail rural.
Issue de la loi du 23 janvier 1990 et codifiée sous l'article L
142-6 du Code Rural, la Convention de Mise à Disposition (CMD) est une
convention par laquelle un propriétaire foncier rural confie la
gestion de ses biens à la SAFER en vue de leur aménagement
parcellaire ou de leur mise en valeur agricole. Cette
convention est dérogatoire aux dispositions du statut du fermage.
Elle est consentie pour une durée limitée qui ne saurait excéder
six ans renouvelable une fois pour une superficie inférieure à 2
SMI et trois ans sans possibilité de renouvellement au-delà de ce
seuil.
Sur les immeubles mis à disposition, la SAFER consent des
baux qui ne sont pas soumis au règles du statut du fermage
(durée, renouvellement) sauf pour ce qui concerne le loyer
qui doit se situer dans la limite fixée par arrêté préfectoral.
C'est la SAFER qui garantit au propriétaire le paiement de la
redevance convenue dans la CMD et perçoit le loyer des baux qu'elle
consent.
Le décret n° 2000 – 963 du 28/09/2000 relatif à la mise en
œuvre d'une aide à la transmission de l'exploitation agricole
prévoit en son article 2 que la cession des terres en faire-valoir
direct peut faire l'objet, à titre transitoire, d'une Convention de
Mise à Disposition à une Safer, avec engagement de cession, en
propriété ou en jouissance, à un jeune agriculteur au terme de la
CMD ou par anticipation.
En matière de contrôle des structures, l'utilisation de l'outil
CMD en cas de refus d'autorisation d'exploiter peut être proposé
au propriétaire.
Dossiers en cours 2000