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La
réglementation
en production fermière
Ce document
n'a aucune valeur juridique. Il ne remplace en rien la
réglementation et ne peut être utilisé pour un autre objet
que celui pour lequel il a été réalisé. Il ne peut être
reproduit, même partiellement, sans l'accord de la Chambre
d'Agriculture.
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Règles générales en
matière d'hygiène et d'agrément |
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- Les différents circuits de
commercialisation |
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- Quelques règles
d'hygiène à respecter quelle que soit la production |
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Règles d'hygiène
spécifiques aux différentes familles de produits |
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- Règles liées à l'abattage des
animaux |
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- Transformation des produits
alimentaires |
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Règles générales en
matière d'hygiène et d'agrément
L'ensemble des textes réglementaires relatifs à la
maîtrise de l'hygiène des aliments vendus au
consommateur tend à responsabiliser de plus en plus
le fabricant. L'objectif est d'apporter au
consommateur une sécurité maximale grâce à la mise
en oeuvre de pratiques appropriées, notamment sur le
plan microbiologique. Ces pratiques concernent à la
fois :
- l'outil de travail : conception, utilisation et
entretien des locaux et équipements
- les techniques de fabrication : abattage,
transformation, cuisson, stérilisation,
refroidissement, conditionnement, étiquetage...
- la commercialisation : rotation des stocks, chaîne
du froid, respects des dates limites, transport...
Cette approche de responsabilisation du producteur
s'applique aux différents types d'ateliers, qu'ils
bénéficient d'un agrément CEE, éventuellement
dérogatoire, ou qu'ils soient uniquement dévolus à
la vente directe.
Dans la politique sanitaire actuelle, on distingue
deux types de situations pour les producteurs
souhaitant valoriser eux-mêmes leur production : la
remise directe ou la remise au consommateur via des
intermédiaires, dite remise indirecte.
- Les différents circuits de commercialisation
Le producteur vend toute sa marchandise en direct
Les textes entendent par "vente directe", toute
remise directe d'aliments au consommateur final.
Cela n'inclue pas la Vente Par Correspondance dès
lors qu'elle est effectuée par l'intermédiaire d'un
catalogue ou d'un tiers, même si l'acheteur est un
un consommateur final. Les textes concernant la
remise directe ne s'appliquent que dans les cas où
il y a contact direct entre le consommateur
(acheteur) et le producteur (vendeur).
Dans le cas de la stricte vente directe, le
producteur n'a pas besoin d'agrément sanitaire et
est soumis à l'arrêté du 9 mai 1995 concernant
l'hygiène des aliments remis directement au
consommateur, quelle que soit sa production
(produits laitiers, viande...) et son mode de
commercialisation (à la ferme ou sur les marchés).
Cet arrêté comporte des dispositions en matière
d'hygiène pour le fonctionnement de l'atelier :
locaux, équipements, eau, formation du personnel,
denrées, déchets, contrôles...
En outre, il précise que le producteur doit définir
et mettre en oeuvre des moyens propres à son
établissement pour atteindre les objectifs de
sécurité sanitaire. Pour cela, il peut
éventuellement se référer aux Guides de Bonnes
Pratiques Hygiéniques (GBPH) établis par la
profession, quand ils existent (lait & produits
laitiers, volailles & porc...). Notons toutefois que
le producteur n'est pas contraint de se référer au
guide mais qu'il a une obligation de résultat par
rapport à celui-ci.
Le producteur vend sa marchandise indirectement
Cela signifie qu'il y a vente à un ou plusieurs
intermédiaires : restaurateur, GMS, détaillant...
Dans ce cas, le producteur doit travailler dans un
atelier bénéficiant d'un agrément sanitaire.
Toutefois une dispense d'agrément reste possible
pour les producteurs dont la vente indirecte (à des
détaillants, collectivités, restaurateurs, GMS...)
représente moins de 30 % du total des ventes (en
volume), ne dépasse pas 800 kg par semaine pour les
viandes fraîches de boucherie ou 250 kg par semaine
pour les produits transformés (viandes, produits
laitiers...) et s'effectue dans un rayon maximal de
80 km autour de leur exploitation. Il faut cependant
noter que cette dépense ne concerne que les produits
laitiers et les viandes, transformées ou non (hormis
le steak haché).
Cas particulier des Points de Vente Collectifs
(PVC)
L'acte de commercialisation reste du ressort de
la vente directe dans la mesure où l'acte de vente
est réalisé dans la structure collective par le
producteur lui-même ou par un autre adhérent à la
structure réalisant la vente pour le compte d'un
autre producteur.
Dans le cas où la structure collective emploie du
personnel pour effectuer la vente, le PVC peut être
soumis à l'une ou l'autre des législations
précédemment évoquées :
- si un salarié effectue la vente seul, le PVC joue
pleinement le rôle d'intermédiaire. Il en va de même
si les producteurs vendent leurs produits à la
structure avant même que n'intervienne la vente
effective au consommateur final. Les producteurs
sont donc soumis à la réglementation liée à la vente
indirecte et à l'agrément.
- cette disposition ne s'applique pas dans le cas où
le personnel est employé uniquement pour assister
les producteurs sur la tenue du point de vente et
qu'au moins un producteur est en permanence présent
sur le lieu de vente. La réglementation liée à la
remise directe s'applique alors, à condition
toutefois que les producteurs restent propriétaires
de leurs produits jusqu'à la cession directe au
consommateur final. Autrement dit, ils ne doivent
effectuer la facturation qu'une fois la vente au
consommateur final effective.
- Quelques règles d'hygiène à respecter quelle
que soit la production
Les locaux
Par leur agencement, leur conception, leur
construction, leur emplacement et leurs dimensions,
les locaux doivent pouvoir être convenablement
nettoyés et/ou désinfectés, prévenir ou réduire le
risque de contamination et être fonctionnels en
offrant un espace de travail suffisant. Ils doivent
permettre la mise en oeuvre de bonnes pratiques
d'hygiène (efficacité du nettoyage et de la
désinfection, prévention des contaminations
croisées, lutte contre les nuisibles, aération,
régulation de la température...).
Il est toutefois difficile d'établir des plans «
type » car les normes et le matériel varient en
fonction des volumes, des produits élaborés et des
circuits de commercialisation adoptés. D'une manière
générale, les principes à respecter reposent sur :
- la spécialisation des
pièces
- la dimension des
pièces
- la séparation des
secteurs : propre/sale, sec/humide, chaud/froid
- la marche en avant des produits, du personnel et
des déchets
- le respect de la chaîne du froid
Pour des
raisons d'hygiène, chaque pièce où sont traitées les
denrées alimentaires doit être équipée :
- d'un siphon pour
évacuer les eaux
- d'un sol lisse en
matériaux imperméables, imputrescibles, en pente de
1 à 2 % vers le siphon, facile à nettoyer et à
désinfecter (carrelage, résine ou ciment lisse selon
le type de local)
- de
murs lisses, lavables, inaltérables, résistants aux
chocs et aux acides, de couleur claire (panneaux
modulaires, carrelage, enduit lisse avec peinture
alimentaire...)
- des raccords en forme de gorge arrondie entre les
murs et le sol
- de plafonds lisses, imperméables, lavables,
clairs, peints si nécessaire (panneaux modulaires,
plaques polyester, lambris plastiques,
placo-hydrofuge, contre-plaqué de qualité marine)
- de portes
et fenêtres lisses, lavables, assez larges pour le
passage du matériel
- d'une arrivée d'eau courante (froide et chaude),
potable, avec une pression et un débit suffisants
- d'un lave-mains à commande non manuelle alimenté
en eau mitigée ou en eau froide et chaude. Un
distributeur de savon liquide bactéricide et un
essuie-mains à usage unique doivent également être
prévus
- des sources électriques d'intensité suffisante et
sûre
- d'éclairage naturel ou artificiel suffisant et ne
changeant pas de couleur
- d'un système d'aération pour évacuer la chaleur,
l'humidité et les odeurs. Cette ventilation peut
être manuelle ou mécanique. Les plans de cuisson
doivent être implantés sous une hotte (dispositif de
captation et d'extraction)
- d'un dispositif de lutte contre les animaux
indésirables et / ou nuisibles. Les fenêtres qui
restent ouvertes lors du travail doivent notamment
être équipées de moustiquaires.
Les équipements
Toutes les installations et équipements avec
lesquels les denrées alimentaires entrent en contact
(tables et ustensiles, gondoles, comptoirs de
vente...) doivent être résistants à la corrosion,
faciles à nettoyer et à désinfecter pour pouvoir
être maintenus propres et éventuellement désinfectés
en permanence. Leur construction, leur entretien et
leur positionnement dans la pièce doivent permettre
de réduire au maximum le risque de contamination.
Les matériaux recommandés pour la conception de ces
équipements sont l'inox, le verre ou le plastique
alimentaire.
L'eau
L'alimentation en eau potable (eau du réseau ou
conforme aux normes fixées pour la potabilité) doit
être suffisante en quantité.
Dans le cas où de l'eau non potable est utilisée
(uniquement pour la production de vapeur, de froid
ou de lutte contre l'incendie), elle doit circuler
dans un système séparé et dûment signalé.
Le personnel
Toute personne travaillant en contact avec les
aliments doit respecter un niveau élevé de propreté
personnelle, être en bonne santé (relativement à la
contamination des denrées) et porter des tenues
adaptées et propres.
L'ensemble du personnel manipulant les denrées
alimentaires dispose d'instructions et/ou d'une
formation en matière d'hygiène adaptée à son
activité.
Les denrées alimentaires & les règles
d'entreposage
Toutes les matières premières, les ingrédients,
les produits intermédiaires et les produits finis
doivent être manipulés, stockés, emballés, exposés
et remis au consommateur dans des conditions évitant
toute détérioration et/ou contamination susceptibles
de les rendre impropres à la consommation humaine ou
dangereux pour la santé.
En particulier, l'entreposage des denrées à même le
sol et la présence d'animaux familiers, sont
interdits dans les locaux où sont manipulées des
denrées.
Dans le cas où les locaux ne présentent pas un
nombre de pièces suffisant pour permettre l'étalage
dans l'espace des opération telles que le tranchage,
le parage, le nettoyage des matières premières et la
préparation des aliments, les opérations devront
être échelonnées dans le temps et séparées par des
opérations de nettoyage et de désinfection des plans
de travail.
Les matières premières, ingrédients, produits
intermédiaires et les produits finis jusqu'à leur
présentation au consommateur doivent être conservés
à des températures limitant leur altération. Selon
le type de produit, l'entreposage peut se faire à
température ambiante sans variation importante de
celle-ci ou à basse température.
Les locaux frigorifiques doivent être munis de
thermomètres et d'un système d'écoulement permanent
permettant l'évacuation des eaux de condensation.
Une armoire frigorifique à froid ventilé suffit pour
les petits volumes alors qu'une chambre froide est
nécessaire pour le traitement des gros volumes.
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Type de denrée |
Température maximale de conservation |
|
Denrées non
préemballées (sous responsabilité du
distributeur) |
Denrées
préemballées (sous responsabilité du
conditionneur) |
|
Viande de boucherie & gros gibier |
Gros gibier sauvage
Découpe de boucherie & gibier d'élevage
(ongulés) |
+ 4°C |
+ 7°C pour les quartiers uniquement |
|
Abats de boucherie & gibier d'élevage
(ongulés) |
+ 3°C |
+ 3°C |
|
Viande hachée |
/ |
+ 2°C |
|
Préparation de viande |
+ 2°C |
|
Viande de
volailles, lapins & petit gibier |
Volailles,
gibier d'élevage à plumesLapins, rongeurs,
petit gibier d'élevagePetit gibier sauvage |
+ 4°C |
|
Produits
transformés à base de viande |
Produits
stables à base de viande tranchée |
+ 8°C |
Celle indiquée
par le producteur |
|
Produits non
stables |
+ 4°C |
|
Oeufs &
ovoproduits |
Oeufs |
+ 5°C
minimum
+ 20°C maximum conseillé |
|
Ovoproduits |
+ 4°C |
Celle indiquée
par le producteur |
|
Lait &
produits laitiers |
Lait
pasteurisé |
/ |
+ 6°C |
Produits frais
au lait cru
Crème chantilly non stable |
+ 4°C |
Celle indiquée
par le producteur |
Produits
laitiers frais (autres que lait pasteurisé)
Desserts lactés
Beurre
Fromage frais |
+ 8°C |
Autres
fromages
(pâte cuite, non cuite, molle ou persillée ;
fromage de chèvre affiné) |
+ 8°C
(réglementation)
+ 13-15°C (GBPH) |
|
Poissons,
crustacés et mollusques |
0 à + 2°C sur
glace fondante |
|
Produits
congelés & surgelés |
Viande
congelée |
- 15°C |
- 12°C |
|
Viande
surgelée, crèmes glacées & sorbets |
- 18°C |
|
Autres |
Légumes
épluchés |
+ 4°C |
|
Conserves
(plats cuisinés & autres conserves) |
+ 15°C maximum
conseillé |
Le transport
Les équipements de transport, correctement
propres et en bon état d'entretien doivent pouvoir
être convenablement nettoyés et/ou désinfectés. Ces
réceptacles et/ou conteneurs sont réservés au
transport de denrées alimentaires. Dans le cas
contraire, ou s'ils sont utilisés pour transporter
simultanément différentes denrées, les produits
devront être séparés efficacement.
Afin de respecter la chaîne du froid, les
réceptacles isothermes et/ou frigorifiques doivent
permettre le maintien des températures maximales de
conservation suivantes :
|
Denrées |
Température
maximale de conservation |
|
Viandes
découpées, charcuterie, plats cuisinés,
crèmes pâtissières, pâtisseries fraîches,
ovoproduits |
+ 3°C |
|
Volailles,
lapins, gibier, lait cru |
+ 4°C |
|
Yaourts,
crèmes, fromages (frais, à pâte molle ou
persillée), oeufs, beurre, crèmes dessert,
produits réfrigérés |
+ 6°C |
|
Viandes en
carcasse |
+ 7°C |
|
Légumes |
+ 10°C |
|
Fromages à
pâte pressée ou cuite, conserves |
+ 15°C |
Dans le cas où les denrées sont transportées à moins
de 80 km ou à moins d'1 h de transport du lieu de
stockage en chambre froide, elles peuvent l'être
grâce à un équipement isotherme. Dans le cas
contraire, un équipement frigorifique est requis.
La marque de salubrité
La marque de salubrité, ou estampille, est un tampon
apposé directement sur les denrées alimentaires
d'origine animale, sur leur emballage ou sur une
étiquette. Par cette marque, l'Etat atteste que le
produit a été élaboré dans un établissement
bénéficiant d'un agrément sanitaire.
Selon le type d'agrément dont bénéficie le produit,
la marque de salubrité peut être ronde ou ovale mais
dans tous les cas, elle comporte la lettre du pays
ou le nom du pays de l'Union Européenne (ex « F » ou
le mot « France ») et le numéro d'identifiant unique
de l'établissement
|
Type
d'estampille (ou marque de salubrité) |
Type
d'agrément par produit |
|
Viandes de
boucherie |
Volailles |
Produits
transformés à base de viande |
Produits
laitiers |
Marque
ovale (européenne)
F
xx.xxx.xx
CEE |
- Abattoir
agréé CEE
- Atelier de découpe CEE |
- Abattoir
agréé CEE
- Atelier de découpe CEE |
- Atelier
agréé CEE
- Atelier agréé CEE à vocation non
industrielle de faible capacité |
- Ateliers
agréés CEE
- Ateliers dérogataires CEE |
Marque
ronde (nationale)
F81
xxx.xx
ISV |
- Abattoir
dérogataire |
- Abattoir
dérogataire de faible capacité
- Atelier de découpe dérogataire |
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Numéro de
recensement |
|
- Tuerie de
volailles |
|
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Numéro de
dispense sur les documents commerciaux |
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- Atelier
dispensé d'agrément |
- Atelier
dispensé d'agrément |
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Règles d'hygiène
spécifiques aux différentes familles de produits
- Règles liées à l'abattage des animaux
Abattage des animaux de boucherie (bovins, ovins,
porcins...)
Les animaux sont obligatoirement abattus dans un
abattoir bénéficiant d'un agrément sanitaire: CEE,
dérogataire ou loco-régional. Les Services
Vétérinaires se chargent d'estampiller les carcasses
de la marque de salubrité adéquate avant qu'elles ne
soient transportées vers un atelier de découpe et/ou
de transformation bénéficiant du même type
d'agrément.
Abattage du gibier d'élevage ongulé (sangliers,
cerfs...)
Le gibier d'élevage ongulé est nécessairement
abattu dans des abattoirs agréés détenant une
autorisation spéciale délivrée par la DSV.
Dans le cas où ces animaux sont abattus sur
l'exploitation, en présence d'un agent des Services
Vétérinaires ou d'un vétérinaire praticien, le
gibier est transporté suspendu et saigné jusqu'à un
abattoir agréé. En revanche, dépouillement et
éviscération doivent impérativement être effectués
au sein d'un abattoir agréé.
Par ailleurs, hors période de chasse, le gibier
d'élevage ongulé doit obligatoire être transporté
accompagné d'une attestation délivrée par la DSV
pour les animaux morts ou par la DDAF pour les
animaux vivants.
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Dans le Tarn,
l'abattage des animaux de boucherie et du
gibier ongulé d'élevage se fait dans l'un
des quatre abattoirs publics ou privés qui
bénéficient de l'agrément sanitaire européen
(Carmaux, Castres, Lacaune et Puylaurens). A
noter que dans le département, il n'y a
aucun abattoir dérogataire pour les animaux
de boucherie et pour le gibier d'élevage
ongulé et que l'abattoir de Lacaune n'est
pas agréé pour les abattages d'urgence. |
Abattage des volailles, lapins, palmipèdes gras &
petits gibiers d'élevage
Trois types de locaux différents destinés à
l'abattage de ces animaux existent et devront être
utilisés suivant le circuit de commercialisation
choisi par le producteur.
Au sein de ces installations, quelles qu'elles
soient, peuvent être abattus les volailles maigres
ou grasses (appartenant aux espèces poules, dindes,
pintades, canards, oies), les lapins, palmipèdes
gras et gibiers à plumes (pigeons).
- Installations sans
agrément sanitaire : Tueries particulières recensées
La disposition concernant les tueries particulières
exclut toute prestation de service de
l'exploitant et toute mise à disposition des locaux
: les animaux abattus dans ces établissements ont
obligatoirement été élevés sur le site de
l'exploitation.
Les tueries particulières sont réservées aux
agriculteurs dont la production annuelle ne dépasse
pas les 10 000 animaux, toutes espèces
confondues et leur capacité d'abattage est limitée à
50 volailles domestiques, y compris
palmipèdes gras, ou pigeons par jour
ouvrable.
La réglementation n'autorise aux tueries
particulières qu'une activité d'abattage, elles ne
doivent donc commercialiser que des viandes fraîches
sous forme de carcasses.
Des activités de découpe et de transformation
peuvent toutefois être tolérées si la tuerie dispose
des ses propres installations et équipements et si
l'exploitant, un membre de sa famille ou un de ses
employés, procède lui-même à ces activités.
La vente des produits issus des tueries
particulières doit obligatoirement être réalisée
par l'exploitant, un membre de sa famille ou un
de ses employés, et à destination du seul
consommateur final. En outre, la
commercialisation de ces produits ne peut être
réalisée que sur l'exploitation ou sur les
marchés de proximité (situés à 80 km ou 1 h de
transport de l'exploitation au maximum).
A
noter que le terme d'estampille lié à la notion
d'inspection sanitaire ante & post mortem ne
s'applique pas aux tueries. Leur numéro
d'identification (ou de recensement) doit
toutefois être affiché sur une étiquette ou sur une
bague, mais ne peut en aucun cas être inscrit
dans un rond ni dans un ovale. Les coordonnées
exactes du producteurs doivent également être
portées à la connaissance du consommateur, par
inscription sur une pancarte par exemple.
- Installations avec agrément sanitaire
Contrairement aux tueries, les exploitants
d'abattoirs bénéficiant d'un agrément communautaire
ou dérogataire sont autorisés à effectuer des
prestations de services. C'est à dire qu'ils peuvent
abattre des animaux qu'ils n'ont pas élevé et
effectuer de l'abattage à façon.
> Abattoir dérogataire de faible capacité(loco-régional)
Les abattoirs dérogataires de faible capacité
sont destinés aux producteurs traitant moins de 150
000 animaux par an. Ils peuvent ainsi bénéficier
d'exigences réglementaires allégées (en matière de
locaux) au regard de ce qui est requis pour un
abattoir agréé CEE.
La réglementation autorise les utilisateurs
d'abattoirs dérogataires à commercialiser des
viandes fraîches sous forme de carcasses auprès de
consommateurs directs ou d'intermédiaires
(détaillants, restaurateurs...).
La vente des viandes issues de ces abattoirs ne peut
être effectuée que sur le marché local qui
correspond au département et aux départements
limitrophes, éventuellement étendu au marché
national, et sur le territoire national pour le
gibier à plumes. Toutefois, si les conditions
hygiéniques s'avèrent très correctes, la DDSV peut
accorder le droit à ces exploitants de vendre leurs
produits sur l'ensemble du territoire national. Dans
tous les cas, une fois l'inspection sanitaire post
mortem déclarée favorable, les carcasses sont
revêtues de l'estampille ronde.
Attention, il est important de noter que cet
agrément loco-régional disparaîtra au 1er janvier
2006.
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En ce qui
concerne les volailles, lapins et petits
gibiers d'élevage, le Tarn compte 12
établissements bénéficiant d'une dérogation
pour faible capacité d'abattage. Ces
établissements sont le plus souvent la
propriété de producteurs fermiers
particuliers qui bénéficient d'un agrément
sanitaire dérogataire pour l'écoulement de
leur production sur les marchés locaux,
voire nationaux pour 4 d'entre eux. |
> Abattoir agréé
communautaire (agrément CEE)
Les abattoirs agréés CEE sont destinés aux
producteurs commercialisant les carcasses à des
intermédiaires sur le territoire national ou
européen.
La réglementation autorise les utilisateurs
d'abattoirs bénéficiant de l'agrément communautaire
à commercialiser leur production (viandes fraîches)
auprès de consommateurs directs ou de revendeurs
(détaillants, restaurateurs...) sur l'ensemble du
territoire communautaire.
Avant leur commercialisation, les animaux doivent
être inspectés et revêtus de l'estampille ovale.
Locaux
exigés pour les lieux d'abattage de
volailles et de lapins
(chaque case remplie représente un local
séparé / (V) signifie uniquement pour les
volailles, (L) uniquement pour les lapins) |
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Abattoir
agréé CEE |
Abattoir
dérogataire de faible capacité |
Tuerie
recensée |
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Nettoyage,
désinfection des véhicules & des cages
destinées au transport des animaux vivants
(emplacement) |
Nettoyage,
désinfection des véhicules & des cages
destinées au transport des animaux vivants
(emplacement) |
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Attente avant
abattage
(local ou emplacement couvert) |
Abattage
Étourdissement - Saignée
Plumaison (V) – Échaudage (V)
Dépouillement (L) |
Abattage
Étourdissement - saignée
Plumaison (V) – Échaudage (V)
Dépouillement (L) |
Abattage
Étourdissement
Saignée
Plumaison (V)
Échaudage (V)
Dépouillement (L)
Éviscération |
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Plumaison (V)
si plumaison à sec |
Éviscération
Conditionnement |
Éviscération |
Expédition –
Emballage
Stockage des emballages
Ressuyage : 0 à + 3°C
Stockage : 0 à + 3°C |
Refroidissement avec emplacement fermant à
clef pour la consigne.
Stockage des emballages. |
Enceinte
réfrigérée |
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Consigne
fermant à clef : 0 à + 3°C |
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Saisie fermant
à clef : 0 à + 3°C |
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Récupération
des plumes (V)
(Local ou aménagement) |
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Stockage des
produits d'entretien |
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Stockage de la
cire si besoin (V) |
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Local fermant
à clef pour les Services Vétérinaires |
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Vestiaires &
sanitaires pour le personnel d'abattage |
Vestiaires &
sanitaires |
|
Vestiaire &
sanitaires pour le personnel manipulant les
animaux vivants |
Nettoyage -
désinfection
Moyen de transport des viandes (emplacement) |
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Le Tarn compte
15 établissements agréés CEE pour
l'abattage des volailles, lapins et petits
gibiers d'élevage. Parmi ces
établissements, certains sont des structures
collectives (Régie du Pays Salvagnacois à
Beauvais sur Tescou, SICA des Pays de
l'Autan à Maurens-Scopont...) ou privées.
Toutefois, 6 abattoirs sont la propriété de
producteurs fermiers, à titre individuel. |
Spécificités des Salles d'abattage agréées
Palmipèdes gras
Seuls les animaux provenant de l'élevage auquel
la salle d'abattage à la ferme est annexée peuvent y
être abattus. Ceci exclut de fait toute prestation
de service et de mise à disposition des locaux qui
doivent satisfaire aux exigences hygiéniques de base
précédemment évoquées et être raccordés à un réseau
d'eau potable. A noter toutefois que l'utilisation
d'un convoyeur mécanique n'est pas obligatoire et
que le dispositif de désinfection des outils peut
être placé dans un local adjacent.
Seules les opérations d'étourdissement, de saignée
et de plumaison peuvent être effectuées dans ces
locaux : l'éviscération des carcasses y est
interdite même si l'ablation des foies peut dans
certains cas être tolérée. La salle d'abattage doit
être séparée du local d'élevage et avoir une
dimension suffisante pour que les opérations
d'étourdissement / saignée et d'échaudage /
plumaison soient effectuées dans des emplacements
distincts.
Ce local doit comporter une chambre froide attenante
ou à proximité immédiate si les installations sont
antérieures au 1er juillet 1993. Les carcasses
doivent être réfrigérées en chambre froide dans les
plus brefs délais après plumaison, préalablement à
leur transport vers l'atelier d'éviscération et de
découpe ou le centre de regroupement. Elles doivent
être éviscérées dans les 24 heures, après avoir été
identifiées par lot et transportées vers un
établissement agréé pour l'éviscération,
établissement au sein duquel elles pourront être
inspectées.
Au même titre que les volailles issues d'une tuerie
particulière, les palmipèdes gras abattus dans ces
salles d'abattages agréées peuvent être vendus
directement au consommateur final, sous forme de
carcasses. La salle d'abattage d'origine et
l'éleveur doivent toutefois pouvoir être identifiés
par le consommateur.
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Dans le Tarn,
18 producteurs disposent d'une salle
d'abattage agréée Palmipèdes Gras. |
Abattage des produits de la pêche
Pour les produits d'aquaculture, l'abattage doit
intervenir dans des conditions d'hygiène appropriées
et les produits doivent être maintenus réfrigérés en
l'absence de transformation directement après
l'abattage.
- Transformation des produits alimentaires
Transformation de la viande
La transformation de la viande doit se faire
dans des locaux spécifiques à cette opération,
locaux qui doivent comporter un minimum de 2
chambres froides et des emplacements différents pour
chaque opération (découpe, préparations diverses,
fumaison, séchage...).
Trois types d'ateliers existent pour la
transformation des produits carnés. A noter
toutefois que les animaux (bovins, ovins,
volailles...) pouvant être découpés et transformés
dans des ateliers agréés communautaires doivent
obligatoirement être issus d'abattoirs agréés.
- Ateliers dispensés d'agrément CEE
Ces ateliers sont destinés aux producteurs qui
écoulent leur production dans un rayon maximal de 80
km autour de leur exploitation. En outre le circuit
de commercialisation à emprunter doit être la vente
directe au consommateur à la condition
supplémentaire de vendre moins de 30% (en poids de
viande) de leur production à des revendeurs avec
comme plafonds
hebdomadaires :
> 800 kg de viande
fraîche de boucherie
> 250 kg pour les autres
viandes fraîches (volailles, lapins...) et pour les
produits transformés à base de viande (hormis le
steak haché).
Attention : les quantités ici décrites ne sont pas
cumulables !
- Ateliers agréés CEE à vocation non industrielle
et de faible capacité
Les utilisateurs de ces ateliers peuvent
commercialiser leurs produits sur l'ensemble du
territoire communautaire. Deux conditions toutefois
pour bénéficier de la dérogation pour «faible
capacité» :
> employer au maximum 10
personnes en production
> traiter au plus 7,5 T de produits finis par
semaine, quelle que soit la production
ou 1 T de foie gras transformé.
Autrement dit, les producteurs fermiers bénéficient
généralement d'aménagements dérogatoires pour leurs
ateliers agréés CEE car leur capacité de production
hebdomadaire est d'une manière générale inférieure
aux seuils de 7,5 T ou d'1 T pour le foie gras.
- Ateliers agréés CEE
Les utilisateurs de ces ateliers peuvent
commercialiser leurs produits dans toute l'Union
Européenne et aussi bien à des consommateurs directs
qu'à des intermédiaires.
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Dans le Tarn,
afin de bénéficier d'un agrément sanitaire
européen, la découpe des viandes d'animaux
de boucherie, gibiers, volailles, lapins et
autres se fait généralement dans des
ateliers collectifs ou dans des entreprises
privées même si quelques producteurs
bénéficient de l'agrément communautaire pour
leur atelier de découpe, que ce soit en
volailles ou en porc.
Sur le département du Tarn, on recense 36
ateliers agréés CEE (et 2 dérogataires) pour
la découpe d'animaux de boucherie et de gros
gibier d'élevage. A noter toutefois que la
moitié d'entre eux (une quinzaine) sont
uniquement habilités à découper du porc du
fait de la tradition charcutière des Monts
de Lacaune.
On recense par ailleurs 12 ateliers agréés
CEE pour la découpe de viandes de volailles,
lapins et petits gibiers d'élevage, à poils
et à plumes et 4 ateliers dérogataires.
Le Tarn compte aussi 3 ateliers collectifs
bénéficiant d'un agrément CEE pour la
découpe : la CUMA de La Ferraudié à Padiès
et la SICA des Produits Fermiers à Vaour
pour les volailles, la Régie du Pays
Salvagnacois pour les volailles, bovins,
ovins, caprins et porcins et la SICA des
Pays de l'Autan pour les volailles, bovins,
ovins, caprins, porcins et équins. |
Spécificités des ateliers traitant des palmipèdes
gras
- Ateliers de découpe agréés Palmipèdes gras
Les viandes fraîches découpées dans un atelier
de découpe agréé pour la mise sur le marché
communautaire ne peuvent provenir que de palmipèdes
gras abattus dans un établissement d'abattage agréé.
De même les ateliers de découpe dérogataires de
faible capacité sont autorisés à réceptionner des
carcasses provenant d'un abattoir dérogataire de
faible capacité et d'un abattoir CEE sous certaines
conditions (gestion des estampilles, comptabilité
matière, traçabilité...).
La découpe des carcasses à chaud peut
éventuellement être autorisée si l'atelier de
découpe est immédiatement annexé à l'établissement
d'abattage, de statut strictement équivalent, à
condition de respecter les conditions minimales
suivantes :
> découpe en position
suspendue
> découpe exclusive de
carcasses parfaitement vidées et plumées
> hygiène
stricte du personnel et du matériel de travail
(nettoyage / désinfection)
> interdiction d'introduire des viandes découpées à
chaud dans une chambre froide contenant des viandes
déjà refroidies
> dispositif renforcé de climatisation et
d'évacuation des buées
> enregistrement de la température de la salle de
découpe (maximum + 12°C)
> conditionnement des morceaux de découpe sans que
la température à coeur n'excède + 20°C.
Préalablement à la mise sur le marché, les viandes
fraîches de palmipèdes gras doivent être revêtues de
la marque de salubrité, ronde ou ovale, en fonction
du statut de l'établissement de découpe.
- Ateliers de transformation agréés Palmipèdes
gras
Seules sont autorisées pour la préparation de
viandes de palmipèdes gras, les viandes réfrigérées,
congelées ou surgelées provenant d'établissements
agréés pour la mise sur le marché communautaire et
revêtues de l'estampille ovale suite à une
inspection ante et post mortem reconnue favorable.
Autrement dit, les ateliers de préparation des
viandes de palmipèdes gras ne pourront pas traiter
les viandes provenant d'abattoirs ni d'ateliers de
découpe dérogataires.
En revanche, les ateliers de transformation de
produits à base de viande de palmipèdes gras peuvent
s'approvisionner auprès d'abattoirs ou d'ateliers de
découpe dérogataires de faible capacité disposant
d'un agrément pour la mise sur le marché local ou
national.
Dans le cas où les viandes proviennent d'un abattoir
ou d'un atelier dérogataire, celui-ci doit être
situé dans l'aire géographique autorisée et
l'exploitant doit s'assurer d'une bonne traçabilité
des produits selon leur provenance, atelier agréé
CEE ou dérogataire. Les produits étant passés par un
abattoir et/ou par un atelier de découpe dérogataire
ne peuvent en aucun cas être revêtus de l'estampille
ovale. Dans tous les cas, ils portent la marque de
salubrité ronde et ne peuvent être commercialisés
que sur le marché national.
Transformation des produits laitiers (lait cru,
fromages...)
Les besoins en locaux, matériel, en stockage et
en nombre de pièces varient selon le type de
fabrication, selon les volumes traités et selon les
circuits de commercialisation adoptés.
Selon les circuits de vente adoptés, trois niveaux
de réglementation existent en fromagerie.
- La réglementation «Vente Directe»
Cette réglementation concerne les ateliers laitiers
et/ou fromagers vendant la totalité de leurs
produits en vente directe, quelle que soit la
distance entre lieu de production et lieu de
commercialisation.
Dans ce cas, les producteurs doivent déclarer leur
activité auprès de la DSV pour se voir attribuée la
patente sanitaire, renouvelable chaque année.
- La dispense d'agrément CEE
Cette dispense peut être obtenue par les
détenteurs d'ateliers vendant la majorité de leur
production directement au consommateur. Autrement
dit, elle est possible dès lors que la part de
produits vendue à des intermédiaires n'excède pas 30
% du poids total des produits et ne représente pas
plus de 250 kg de fromage par semaine ou 800 litres
de lait.
En outre, les intermédiaires (détaillants,
restaurateurs...) ne doivent pas être situés à plus
de 80 km de l'exploitation.
Outre la demande de dispense d'agrément auprès de la
DSV, les producteurs dispensés d'agrément ont
obligation de se référer au Guide des Bonnes
Pratiques d'Hygiène.
- L'agrément sanitaire européen
L'agrément sanitaire européen, dit agrément CEE,
permet à ses détenteurs de commercialiser des
produits laitiers sur l'ensemble du territoire
communautaire, quel que soit le client (consommateur
direct ou intermédiaire).
Des dérogations peuvent être obtenues pour les
établissements traitant moins de 2 millions de
litres de lait par an, quelle que soit l'espèce
(bovine, ovine, caprine). Vus les volumes mis en
fabrication, la majorité des producteurs fermiers
bénéficie donc de ces allégements d'exigences
réglementaires.
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19 fromageries
fermières du département du Tarn bénéficient
de l'agrément sanitaire européen. Parmi
elles, la grande majorité transforme du lait
de chèvre alors que les autres fabriquent
des fromages à base de lait de brebis et
plus rarement à base de lait de vache. |
Transformation des végétaux
Pour la transformation des végétaux (épluchage,
tranchage...), les opérations pouvant présenter un
risque important de contamination (nettoyage,
parage...) doivent être nettement séparées de celles
réservées à la préparation des autres denrées.
Depuis la fin de la préparation jusqu'à la remise au
consommateur final, les végétaux transformés doivent
être conservés en chambre froide (+ 1°C à + 4°C) ou
à température ambiante s'il s'agit de conserves de
légumes ou de confitures.
Transformation des escargots et produits de la
pêche
La transformation des produits de la pêche doit
être réalisée dans un établissement agréé CEE. La
dispense d'agrément n'est pas possible pour ce type
de produit. Elle doit s'effectuer dans un
emplacement suffisamment séparé des autres
opérations (nettoyage, déballage et stockage des
fournitures, épluchage et lavage des légumes).
Après la transformation, les produits subissent un
refroidissement rapide dans les meilleurs délais.
Les produits sont ensuite conditionnés et emballés
puis maintenus à la température requise pour leur
conservation jusqu'à la remise au consommateur.
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