|

= nouveau
L'agriculture bio en chiffre
dans le Tarn

Consultez les chiffres (document
.pdf)
(données 2005 - Source Chambre
d'agriculture du Tarn)
La Chambre d’Agriculture
du Tarn s’engage vers un accompagnement de l’Agriculture
Biologique
La Chambre d'agriculture travaille pour accompagner les
agriculteurs biologiques: conseils, réflexions...
L'action de la Chambre d'Agriculture s'inscrit dans le cadre d'un
programme d'actions régional pour l'agriculture biologique en
Midi-Pyrénées formalisé par l'association InterBio Midi-Pyrénées, la
Chambre régionale d'agriculture et la Fédération régionale des
coopératives agricoles de Midi-Pyrénées. Ce programme d'actions vise
à améliorer la structuration de l'offre agricole régionale autour
d'une qualité de produit, à assurer le développement économique aval
des filières et renforcer le dynamisme commercial des productions
régionales.
Une action renforcée auprès des producteurs
Les actions de la chambre d'agriculture du Tarn concernent aussi
bien le conseil spécialisé de proximité pour améliorer le niveau
technique des agriculteurs bio, optimiser le fonctionnement de leur
exploitation et améliorer la valeur ajoutée de la ferme, que
l'acquisition de références, pour apporter des éléments de réflexion
aux candidats à la conversion et mieux cerner la performance des
fermes bio. Ces travaux visent également à identifier les pratiques
innovantes des producteurs afin de les vulgariser. En demande
toujours croissante, la filière "Légumes Biologiques" va faire
l'objet d'une attention particulière (voir encadré).
Un engagement plus important pour la structuration de l'offre
S'il est vrai que beaucoup de producteurs bio du département ont
opté pour la vente directe, d'autres n'ont pas fait ce choix et
rencontrent parfois des difficultés pour commercialiser leur
production et ont donc des difficultés économiques. Aussi, pour
qu'un phénomène de déconversion n'ait pas lieu, il est important de
soutenir toutes initiatives de regroupement de l'offre et de
développement de nouveaux circuits de commercialisation, qu'elles
soient portées par des organismes économiques régionaux ou par des
producteurs. Si un certain nombre de réflexions sont menées à
l'échelon régional, plus pertinent en terme de volume et d'échelle
d'organisation, la Chambre d'Agriculture du Tarn a néanmoins un rôle
à jouer pour fédérer les producteurs sur le terrain autour des
initiatives des partenaires économiques.
De plus, un certain nombre d'initiatives locales, regroupant des
producteurs (en vente directe ou pas), visant à développer de
nouveaux circuits de commercialisation ou autour de projets
collectifs de transformation, émergent. C'est les cas, par exemple,
du groupe d'agriculteur à l'initiative de la création de BIOPAIS et
qui a bénéficié d'un accompagnement de la Chambre.
La chambre d'Agriculture s'implique également de façon plus
importante dans les projets ''cantines bio'' et pour la quatrième
année consécutive, un "Guide des producteurs Bio du Tarn" destiné à
aider le consommateur dans sa recherche de produits locaux sera
édité à l'automne.
P. CALDERAN CA 81
Deux exemples
d'accompagnements:
- en maraîchage
- pour la gestion des
prairies
La démarche de
conversion à l’Agriculture Biologique
La
période de conversion est la période de transition entre
l'agriculture conventionnelle et l'agriculture biologique. Durant
cette période, l'agriculteur applique les règles du cahier des
charges de l'AB mais ne peut pas valoriser des productions dans la
filière bio et doit donc les vendre en circuits classiques. C'est
une période délicate, à la fois techniquement (apprentissage de
nouvelles méthodes) et économiquement.
La période de conversion est de 2 ans pour les cultures annuelles et
varie en fonction des espèces pour les productions animales.
Date de début de conversion
La période de conversion vers l'agriculture biologique démarre :
- pour les parcelles, à la date d'engagement auprès de l'organisme
de contrôle,
- pour les animaux, dès que l'ensemble des conditions d'élevage
précisées dans le cahier des charges est respecté (logement,
alimentation, prophylaxie,….)
Durée de conversion
Productions végétales :
La récolte d’une parcelle peut-être commercialisée sous la
dénomination biologique que si le mode de production bio a été mis
en œuvre sur la parcelle pendant :
- au moins 2 ans avant l’ensemencement de la récolte concernée pour
les cultures annuelles,
- au moins 3 ans avant la première récolte pour les cultures
pérennes autres que les prés.
Choisir
de pratiquer l’agriculture biologique peut impliquer de profonds
changements sur une exploitation agricole, tant au niveau du choix
des productions, des techniques mises en œuvre, que de l’organisation
des circuits de commercialisation.
Cela
suppose aussi de savoir accepter une certaine prise de risque et nécessite
donc préparation et réflexion.
|
|
Aucune référence au mode de
production bio |
Produit en conversion vers l’agriculture
bio |
Produit de l’agriculture bio |
|
Culture annuelle |
Pendant les 12 premiers mois |
12 mois au moins se sont écoulés entre la
date de début de conversion et la récolte |
24 mois entre la date de début de conversion
et la date de semis |
|
Culture pérenne |
Pendant les 12 premiers mois |
Récoltes intervenant entre les 12ième
et 36ième mois après la date de début de
conversion |
Récoltes intervenant après le 36ième
mois après la date de conversion |
La période de conversion
peut être réduite dans certains cas et si des produits non autorisés
en bio n'ont pas été utilisés sur ces parcelles.

La totalité des surfaces destinées à
l’alimentation doit répondre aux règles de l’AB concernant la
conversion des surfaces.
Pour être vendus comme produits issus de l’AB,
les animaux doivent avoir été élevés selon le mode A.B pendant :
-
|
Equidés,
bovins
viande |
12 mois
et ¾ de
leur vie |
| Ovins,
caprins |
6 mois |
| Bovins lait |
6 mois |
| Porcs |
6 mois |
| Volailles de
chair |
10 semaines
et dès le 3ème
jour |
| Poulettes
destinées à la production d’œuf |
10 semaines |
Cas d'une conversion simultanée de l'activité
d'élevage et des surfaces utilisées pour l'alimentation
des animaux
La période totale de conversion pour l'ensemble élevage,
pâturages et cultures utilisés pour l'alimentation des
animaux est ramenée à 24 mois.
La conversion simultanée n'est applicable que pour les
animaux et leur descendance, présents sur l'exploitation
dès le début de la conversion.
Durant cette période les animaux consomment les
fourrages et les concentrés de l'exploitation
(écoulement des stocks non bio et de première année de
conversion). Dans le cas d'achat d'aliments, durant la
conversion simultanée, ils doivent être en conformité
avec le règlement et représenter moins de 50 % de la
consommation alimentaire des animaux.
La règle des ¾ de vie ne s'applique pas au bovin viande
dans ce cas. |
|
Les aides à la conversion à l’AB (CAB)
Les aides à la conversion à l'agriculture biologique (aide CAB)
visent à compenser le manque à gagner lié aux changements de
pratiques agricoles et de la non valorisation en AB des produits
pendant les années de la conversion.
La CAB est l'une des mesures agro-environnementales (MAE) faisant
partie de la programmation de développement rural 2007-2013. La
durée d'engagement est de 5 ans et concerne des îlots ou partie
d'îlots. La souscription à la mesure CAB sous-entend le respect de
l'ensemble des obligations liées au dispositif MAE général, en
particulier :
le respect de la conditionnalité des aides,
le respect d'exigences liées aux pratiques de fertilisation et
phytosanitaire sur l'ensemble de l'exploitation : réalisation d'un
plan prévisionnel de fumure et enregistrement de la fertilisation,
tenue d'un registre phyto., participation aux collectes d'emballages
vides et des restes de produits phytos non utilisés, contrôle du
pulvérisateur, ....
L'obtention de ces aides est conditionnée par :
l'engagement du producteur à rester en bio pendant 5 ans au minimum,
le respect de la réglementation relative au mode de production
biologique.
Ce dernier point se traduit en particulier par l'obligation :
de soumettre son exploitation au contrôle effectué par l'un des 5
organismes agréés
de notifier son activité chaque année à l'administration,
de respecter un certain nombre de conditions en cas de mixité
agriculture biologique et conventionnelle sur l'exploitation.
Les parcelles engagées dans le dispositif conversion à l'agriculture
biologique ne doivent pas avoir été conduites en bio depuis au moins
5 ans, et doivent être en C1 ou en C2 : cela signifie que la
parcelle reste éligible lorsque la durée de conversion est réduite,
mais pas nulle.
Montant unitaire par
type de production
L'aide est versée chaque année pendant 5 ans selon le barème suivant
et dans la limite de 7650 € par an et par exploitation :
| |
Prairies naturelles |
Cultures annuels |
Cultures maraîchères |
Vigne |
| MONTANT ANNUEL /ha |
100 euros |
200 euros |
600 euros |
350 euros |
Quelles démarches faire ?
L'engagement des parcelles dans la mesure CAB du PDRH intervient au
15 mai de l'année. pour les parcelles converties à l'agriculture
biologique entre le 16 mai de l'année précédente et le 15 mai de
l'année. C'est la date d'engagement des parcelles auprès d'un
organisme certificateur qui attestera du début de conversion.
Une étude de faisabilité de la conversion vous sera demandée lors du
dépôt de la demande d'aide CAB. Cette étude peut-être établie avec
l'aide du conseiller de la Chambre d'Agriculture en charge du
dossier ''Agriculture Biologique'', que vous pouvez contacter pour
toute information complémentaire.
Les formulaires de demande d'aide sont disponibles auprès de la DDAF
ou de la Chambre d'Agriculture.
* Cette fiche ne peut en aucune façon se substituer
à la réglementation européenne et nationale :
- Règlement C.E.E. n° 2092/91 du conseil du 24 juin 1991
- Règlement Européen pour les Productions Animales
Biologiques
définissant les modalités d’application et/ou complétant
le règlement C.E.E. n° 2092/91, homologué par l’arrêté
ministériel du 28/08/2000 |
|
 |
Contacts
Pour plus
de renseignements :
Pascale CALDERAN
à la Chambre
d’Agriculture du Tarn
La
Milliasolle - Maison des Agriculteurs
BP 89
81003 ALBI Cedex
tel : 05 63
48 83 95
standard: 05
63 48 83 60
|