L'Agriculture Biologique dans le Tarn

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Introduction et statistiques nationales
Le bio c’est quoi ?
Le bio en France en 2006
De plus en plus de consommateurs
Dans le Tarn...
Les productions végétales et animales bio dans le Tarn : les chiffres
La démarche de conversion à l’Agriculture Biologique

L' accompagnement des producteurs par la Chambre d'Agriculture du Tarn
Le montant des aides
Union de coopératives agricoles : 
AGRI Bio Union (oct. 2002)
Le travail du sol en agriculture biologique: une enquête sur les pratiques pour désherber les parcelles, améliorer la fertilité des sols et réduire les coûts. 
Témoignages
Domaine de Pialentou, exemple de conversion à la viticulture bio
 Bio Païs, une loge bio au marché couvert d’Albi

La famille Fabre, ses vaches montbéliardes et ses fromages bio

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Le bio c’est quoi ?

Un concept écologique

L'agriculture biologique est un mode de production répondant à une éthique écologique, sociale et économique dont l'objectif est de promouvoir une agriculture durable et respectueuse de l'environnement. Elle vise à produire en respectant au mieux les équilibres entre le sol, les plantes et les animaux.
L’agriculture biologique n’est pas une agriculture simplifiée ou simpliste. Au contraire, elle emploie des méthodes souvent très élaborées.

Une dénomination réglementée et contrôlée

L'agriculture biologique est une signe officiel de qualité. Des cahiers des charges (Règlement CEE 2092/91 modifié et REPAB-F), homologués par l'Union Européenne et l'État français, fixent les règles minimales à respecter au cours de la production, mais aussi lors de la transformation et de l'étiquetage des produits biologiques.
Pour utiliser le terme ''agriculture biologique'' sur leurs produits, agriculteurs et transformateurs doivent s'engager à respecter les règles consignées dans ces cahiers des charges. Ils doivent également soumettre l'ensemble de leurs activités au contrôle d'un organisme certificateur indépendant et agréé par l'état. Il existe actuellement 5 organismes agréés pour le contrôle des unités de production biologique : Anclave, Agrocert, Certipaq, Ecocert, Qualité-France, Ulase.

Des pratiques exigeantes

L'agriculture biologique est un mode de production basé sur l’activité biologique du sol et dans lequel ne sont utilisés ni produits chimiques de synthèses ni engrais solubles.
Les agriculteurs biologistes privilégient des pratiques culturales visant à préserver l’environnement et à garantir le caractère durable de l’activité agricole. Ils veillent au maintien de la fertilité des sols en utilisant les rotations de cultures appropriées, les cultures d’engrais verts, l’épandage de matières organiques provenant d’élevages en AB ou d’apports complémentaires d’engrais organiques ou minéraux autorisés.
Pour lutter contre les parasites, les maladies ou les mauvaises herbes, ils mettent en œuvre des moyens comme le désherbage mécanique, la rotation des cultures, le recours à des espèces ou variétés appropriées et l’utilisation de produits autorisés.

Une garantie officielle pour le consommateur

Pour bénéficier de la mention ''agriculture biologique'', les produits alimentaires doivent être composés d'ingrédients produits, transformés et conditionnées dans des entreprises soumises au contrôle d'un des 6 organismes certificateurs agréés.
La France a adopté un identifiant permettant aux consommateurs d'identifier les produits certifiés Agriculture Biologique : le logo AB. Il appartient au Ministère de l'Agriculture et son utilisation n'est possible qu'après une autorisation de droit d'usage.

P.CALDERAN

Un signe officiel de qualité

 


 


Le bio en France en 2006

Fin 2006, 11 640 exploitations agricoles étaient engagées dans le mode de production biologique, sur une superficie de 552 824 hectares en bio ou en conversion, soit 2% de la surface agricole utilisée (SAU) nationale.
De 2001 à 2006, une progression moyenne du nombre d’exploitations bio de près de 2,5% par an est enregistrée dans un contexte où le nombre total d’exploitations agricoles baisse chaque année.

De 2001 à 2003, les surfaces en conversion représentaient 25 à 30% des terres en mode de production biologique. Elles ont permis un développement important de la production certifiée bio mise sur le marché à partir de 2003. Par la suite, le rythme des conversions s’est situé autour de 10% dans un contexte où les productions mises sur le marché, en particulier dans les secteurs des céréales et de l’élevage, permettaient de satisfaire la demande. Compte tenu de l’évolution des marchés, le rythme de conversion devrait logiquement augmenter de nouveau.

En 2006, 874 agriculteurs se sont engagés pour la première fois auprès d’un organisme certificateur, soit 7,5% des exploitations biologiques. Avec 53 235 ha, les surfaces en conversion représentaient près de 10% des surfaces certifiées. Outre les surfaces des nouveaux producteurs, elles comprenaient les extensions de surfaces cultivées par les autres producteurs bio engagés les années précédentes.

Les départs ont été moins nombreux que les arrivées en 2006, permettant une augmentation de 2% du nombre total d’exploitations agricoles certifiées par rapport à 2005. Près de la moitié des décisions de départ sont liées à des cessations d’activité agricole, en particulier pour raison de retraite.

En 2006, près de 2/3 des exploitations certifiées se situaient dans 7 régions : Rhône-Alpes, Midi-Pyrénées, Pays de la Loire, Languedoc-Roussillon, Aquitaine, Bretagne et Provence-Alpes-Côte d’Azur. La densité la plus importante d’exploitations bio se trouve dans la Drôme (532), le Maine-et-Loire (326), la Loire-Atlantique (315) et le Lot-et-Garonne (292). En cinq ans, les taux d’augmentation les plus forts ont été enregistrés en Alsace, suivie par Provence- Alpes-Côte d’Azur. En revanche, en valeur absolue, les évolutions les plus fortes ont été notées en Rhône-Alpes et Midi-Pyrénées. Près d’1/4 des surfaces certifiées sont localisées dans deux régions : Midi-Pyrénées et Pays de la Loire. Rhône-Alpes est en 3e position avec près de 49 000 hectares.

En terme de surface, la Drôme est le premier département français depuis 2006, devant la Loire-Atlantique et l’Aveyron. La part des surfaces certifiées bio dans l’ensemble des territoires agricoles régionaux est la plus élevée en PACA (6,3%), devant Languedoc-Roussillon (4,3%), Franche-Comté (3,5%), Rhône-Alpes et Alsace (3,3%). Dans le département de la Drôme, le taux de pénétration atteint 10%, devant les Alpes-de-Haute-Provence (8,2%) et les Hautes-Alpes (7%). Au cours des cinq dernières années, en valeur absolue, les augmentations les plus fortes des surfaces certifiées ont été observées en Midi-Pyrénées (+56%), en PACA (+64%), Pays de la Loire (+35%) et Rhône-Alpes (+43%).


Production


• 44% des exploitations cultivaient des céréales ;
• 65% avaient des surfaces toujours en herbe ou des cultures fourragères ;
• 40% pratiquait l’élevage ;
• plus d’1/4 avait un troupeau de vaches laitières ou allaitantes ;
• plus de 40% produisaient des fruits et/ou des légumes ;
• 14% avaient des vignes et 13% produisaient des plantes à parfum, aromatiques etmédicinales.
• Les 3/4 des exploitations ont converti la totalité de leurs terres au mode de production biologique. La proportion d’exploitations mixtes varie assez fortement suivant les zones.
P.CALDERAN

 


De plus en plus de consommateurs


Un état des lieux au niveau national de la consommation bio.


La consommation des produits biologiques ne cessent d'augmenter et s'inscrit de façon de plus en plus durable dans les habitudes alimentaires des français comme le montre le baromètre Agence Bio "consommation et perception des produits biologiques" réalisé chaque année depuis octobre 2003.
 

Selon le baromètre 2007, plus de quatre français sur 10 consomment au moins un produit bio une fois par mois et il sont 37 % à déclarer avoir acheté des produits biologiques au cours des quatre semaines ayant précédé l'enquête alors qu'ils n'étaient que 33 % il y a quatre ans. Les consommateurs se fidélisent à ces produits, puisque en moyenne ils en consomment depuis 10 ans et que plus de la moitié d'entre eux en consomment depuis plus de 5 ans.


Les produits bio attirent aussi de nouveaux acheteurs : ¼ des consommateurs-acheteurs en consomment depuis 3 ans et moins. De plus, 1/3 des Français ont déclaré avoir l’intention de développer leur consommation bio au cours des 6 mois suivant l’enquête et les autres ont dit souhaiter la maintenir.
Parmi les raisons de consommation évoquées, la préservation de l’environnement a une place de plus en plus importante. D’après le Baromètre Agence BIO 2007, 90% des consommateurs de produits bio affirment consommer des produits bio « pour préserver l’environnement », alors qu’ils étaient 83% en 2006 et 79% en 2003.

 

Les légumes en tête


 

Les produits bio les plus consommés restent les fruits et légumes. Arrivent ensuite les produits laitiers puis les oeufs. Au niveau des viandes la baromètre 2007 note une hausse significative de la consommation de volaille. Enfin, quatre produits se distinguent particulièrement par leur forte part de consommation biologique : les compléments alimentaires, le lait, les produits à base de soja et les oeufs puisque à plus de 50 %, les consommateurs de produits biologiques ne les consomment qu'en bio.


Et le résultat est là, avec une progression de plus de 10% par an depuis 5 ans, deux fois plus rapide que les débouchés de l'agriculture conventionnelle, le marché de la bio est aujourd'hui considéré comme une véritable opportunité pour l'agriculture française comme l'a réaffirmé Michel BARNIER lors de ces interventions successives au grand conseil d'orientation de l'Agence et au Séminaire International de l'AB organisé en février dernier à Paris. Le Grenelle de l'environnement l'a également remis au centre des débats en reconnaissant à l'AB des atouts environnementaux qui en font une modalité importante du
développement durable de l’agriculture.

P.CALDERAN

 


 
 
 

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