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L'Agriculture
Biologique dans le
Tarn
= nouveau
Le bio c’est
quoi ?
Un concept
écologique
L'agriculture biologique est un mode de production répondant à une
éthique écologique, sociale et économique dont l'objectif est de
promouvoir une agriculture durable et respectueuse de
l'environnement. Elle vise à produire en respectant au mieux les équilibres
entre le sol, les plantes et les animaux.
L’agriculture biologique n’est pas une agriculture simplifiée
ou simpliste. Au contraire, elle emploie des méthodes souvent très
élaborées.
Une
dénomination réglementée et contrôlée
L'agriculture
biologique est une signe officiel de qualité. Des cahiers des
charges (Règlement CEE 2092/91 modifié et REPAB-F), homologués
par l'Union Européenne et l'État français, fixent les règles
minimales à respecter au cours de la production, mais aussi lors de
la transformation et de l'étiquetage des produits biologiques.
Pour utiliser le terme ''agriculture biologique'' sur leurs
produits, agriculteurs et transformateurs doivent s'engager à
respecter les règles consignées dans ces cahiers des charges. Ils
doivent également soumettre l'ensemble de leurs activités au contrôle
d'un organisme certificateur indépendant et agréé par l'état. Il
existe actuellement 5 organismes agréés pour le contrôle des unités
de production biologique : Anclave, Agrocert, Certipaq, Ecocert,
Qualité-France, Ulase.
Des
pratiques exigeantes
L'agriculture
biologique est un mode de production basé sur l’activité
biologique du sol et dans lequel ne sont utilisés ni produits
chimiques de synthèses ni engrais solubles.
Les agriculteurs biologistes privilégient des pratiques culturales
visant à préserver l’environnement et à garantir le caractère
durable de l’activité agricole. Ils veillent au maintien de la
fertilité des sols en utilisant les rotations de cultures appropriées,
les cultures d’engrais verts, l’épandage de matières
organiques provenant d’élevages en AB ou d’apports complémentaires
d’engrais organiques ou minéraux autorisés.
Pour lutter contre les parasites, les maladies ou les mauvaises
herbes, ils mettent en œuvre des moyens comme le désherbage mécanique,
la rotation des cultures, le recours à des espèces ou variétés
appropriées et l’utilisation de produits autorisés.
Une
garantie officielle pour le consommateur
Pour bénéficier de
la mention ''agriculture biologique'', les produits alimentaires
doivent être composés d'ingrédients produits, transformés et
conditionnées dans des entreprises soumises au contrôle d'un des 6
organismes certificateurs agréés.
La France a adopté un identifiant permettant aux consommateurs
d'identifier les produits certifiés Agriculture Biologique : le
logo AB. Il appartient au Ministère de l'Agriculture et son
utilisation n'est possible qu'après une autorisation de droit
d'usage.
P.CALDERAN
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Un signe
officiel de qualité
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Le bio
en France en 2006
Fin 2006, 11 640 exploitations
agricoles étaient engagées dans le mode de production biologique,
sur une superficie de 552 824 hectares en bio ou en conversion, soit
2% de la surface agricole utilisée (SAU) nationale.
De 2001 à 2006, une progression moyenne du nombre d’exploitations
bio de près de 2,5% par an est enregistrée dans un contexte où le
nombre total d’exploitations agricoles baisse chaque année.
De 2001 à 2003, les surfaces en conversion représentaient 25 à 30%
des terres en mode de production biologique. Elles ont permis un
développement important de la production certifiée bio mise sur le
marché à partir de 2003. Par la suite, le rythme des conversions
s’est situé autour de 10% dans un contexte où les productions mises
sur le marché, en particulier dans les secteurs des céréales et de
l’élevage, permettaient de satisfaire la demande. Compte tenu de
l’évolution des marchés, le rythme de conversion devrait logiquement
augmenter de nouveau.
En 2006, 874 agriculteurs se sont engagés pour la première fois
auprès d’un organisme certificateur, soit 7,5% des exploitations
biologiques. Avec 53 235 ha, les surfaces en conversion
représentaient près de 10% des surfaces certifiées. Outre les
surfaces des nouveaux producteurs, elles comprenaient les extensions
de surfaces cultivées par les autres producteurs bio engagés les
années précédentes.
Les départs ont été moins nombreux que les arrivées en 2006,
permettant une augmentation de 2% du nombre total d’exploitations
agricoles certifiées par rapport à 2005. Près de la moitié des
décisions de départ sont liées à des cessations d’activité agricole,
en particulier pour raison de retraite.
En 2006, près de 2/3 des exploitations certifiées se situaient dans
7 régions : Rhône-Alpes, Midi-Pyrénées, Pays de la Loire,
Languedoc-Roussillon, Aquitaine, Bretagne et Provence-Alpes-Côte
d’Azur. La densité la plus importante d’exploitations bio se trouve
dans la Drôme (532), le Maine-et-Loire (326), la Loire-Atlantique
(315) et le Lot-et-Garonne (292). En cinq ans, les taux
d’augmentation les plus forts ont été enregistrés en Alsace, suivie
par Provence- Alpes-Côte d’Azur. En revanche, en valeur absolue, les
évolutions les plus fortes ont été notées en Rhône-Alpes et
Midi-Pyrénées. Près d’1/4 des surfaces certifiées sont localisées
dans deux régions : Midi-Pyrénées et Pays de la Loire. Rhône-Alpes
est en 3e position avec près de 49 000 hectares.
En terme de surface, la Drôme est le premier département français
depuis 2006, devant la Loire-Atlantique et l’Aveyron. La part des
surfaces certifiées bio dans l’ensemble des territoires agricoles
régionaux est la plus élevée en PACA (6,3%), devant
Languedoc-Roussillon (4,3%), Franche-Comté (3,5%), Rhône-Alpes et
Alsace (3,3%). Dans le département de la Drôme, le taux de
pénétration atteint 10%, devant les Alpes-de-Haute-Provence (8,2%)
et les Hautes-Alpes (7%). Au cours des cinq dernières années, en
valeur absolue, les augmentations les plus fortes des surfaces
certifiées ont été observées en Midi-Pyrénées (+56%), en PACA
(+64%), Pays de la Loire (+35%) et Rhône-Alpes (+43%).
Production
• 44% des exploitations cultivaient des céréales ;
• 65% avaient des surfaces toujours en herbe ou des cultures
fourragères ;
• 40% pratiquait l’élevage ;
• plus d’1/4 avait un troupeau de vaches laitières ou allaitantes ;
• plus de 40% produisaient des fruits et/ou des légumes ;
• 14% avaient des vignes et 13% produisaient des plantes à parfum,
aromatiques etmédicinales.
• Les 3/4 des exploitations ont converti la totalité de leurs terres
au mode de production biologique. La proportion d’exploitations
mixtes varie assez fortement suivant les zones.
P.CALDERAN
De plus en plus de
consommateurs
Un état des lieux au niveau
national de la consommation bio.
La consommation des produits biologiques ne cessent d'augmenter et
s'inscrit de façon de plus en plus durable dans les habitudes
alimentaires des français comme le montre le baromètre Agence Bio
"consommation et perception des produits biologiques" réalisé chaque
année depuis octobre 2003.
Selon le baromètre 2007, plus de
quatre français sur 10 consomment au moins un produit bio une fois
par mois et il sont 37 % à déclarer avoir acheté des produits
biologiques au cours des quatre semaines ayant précédé l'enquête
alors qu'ils n'étaient que 33 % il y a quatre ans. Les consommateurs
se fidélisent à ces produits, puisque en moyenne ils en consomment
depuis 10 ans et que plus de la moitié d'entre eux en consomment
depuis plus de 5 ans.
Les produits bio attirent aussi de nouveaux acheteurs : ¼ des
consommateurs-acheteurs en consomment depuis 3 ans et moins. De
plus, 1/3 des Français ont déclaré avoir l’intention de développer
leur consommation bio au cours des 6 mois suivant l’enquête et les
autres ont dit souhaiter la maintenir.
Parmi les raisons de consommation évoquées, la préservation de
l’environnement a une place de plus en plus importante. D’après le
Baromètre Agence BIO 2007, 90% des consommateurs de produits bio
affirment consommer des produits bio « pour préserver
l’environnement », alors qu’ils étaient 83% en 2006 et 79% en 2003.
Les légumes en tête
Les produits bio les plus consommés restent les fruits et légumes.
Arrivent ensuite les produits laitiers puis les oeufs. Au niveau des
viandes la baromètre 2007 note une hausse significative de la
consommation de volaille. Enfin, quatre produits se distinguent
particulièrement par leur forte part de consommation biologique :
les compléments alimentaires, le lait, les produits à base de soja
et les oeufs puisque à plus de 50 %, les consommateurs de produits
biologiques ne les consomment qu'en bio.
Et le résultat est là, avec une progression de plus de 10% par an
depuis 5 ans, deux fois plus rapide que les débouchés de
l'agriculture conventionnelle, le marché de la bio est aujourd'hui
considéré comme une véritable opportunité pour l'agriculture
française comme l'a réaffirmé Michel BARNIER lors de ces
interventions successives au grand conseil d'orientation de l'Agence
et au Séminaire International de l'AB organisé en février dernier à
Paris. Le Grenelle de l'environnement l'a également remis au centre
des débats en reconnaissant à l'AB des atouts environnementaux qui
en font une modalité importante du
développement durable de l’agriculture.
P.CALDERAN
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